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Edward Snowden

À partir du 5 juin 2013, Snowden rend publiques, par l’intermédiaire des médias, des informations classées top-secrètes de la NSA concernant la captation des métadonnées des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que les systèmes d’écoute sur Internet des programmes de surveillance PRISM, XKeyscore, Boundless Informant et Bullrun du gouvernement américain et les programmes de surveillance Tempora, Muscular et Optic Nerve du gouvernement britannique. Pour justifier ses révélations, il déclare que son « seul objectif est de dire au public ce qui est fait en son nom et ce qui est fait contre lui ».

À la suite de ses révélations, Edward Snowden est inculpé, le 22 juin 2013, par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d’espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux.

S’exilant à Hong Kong en juin 2013, puis à Moscou, Edward Snowden obtient, le 31 juillet 2013, l’asile temporaire en Russie. Le 1er août 2014, il obtient un droit de résidence pour trois ans en Russie.

Le 14 avril 2014, l’édition américaine du Guardian et le Washington Post se voient décerner le prix Pulitzer pour la publication des révélations sur le système de surveillance de la NSA, rendues possibles grâce aux documents fournis par Snowden.

Le 18 janvier 2017, la Russie prolonge son droit d’asile de trois ans (jusqu’en 2020).

Le 16 septembre 2019, Snowden a réitéré son souhait d’être accueilli par la France, après demandé en vain l’asile à Paris dès 2013, sous la présidence de François Hollande. Mais le 19 septembre 2019, jour de la sortie, en France, de son autobiographie Mémoires vives, sa demande est de nouveau rejetée. Le ministre des affaires étrangères indique n’avoir « pas changé d’avis » et lui refuse l’asile.

En août 2020, Donald Trump évoque une possible grâce présidentielle, malgré les positions affirmées qu’il avait développées durant la campagne de 2016

https://snowdenarchive.cjfe.org/greenstone/cgi-bin/library.cgi

Julian Assange
Assange est au cœur d’une affaire politico-judiciaire d’envergure internationale depuis 2010. À la suite de révélations accablantes de WikiLeaks sur la manière dont les États-Unis et leurs alliés mènent la guerre en Irak et en Afghanistan, il est accusé d’agressions sexuelles en Suède. Dès lors, Julian Assange clame son innocence et s’efforce d’échapper à une extradition vers les États-Unis.

En 2010, WikiLeaks publie des documents classifiés américains, sur la guerre d’Irak en avril — avec notamment la vidéo Collateral murder — puis sur la guerre d’Afghanistan en août, révélant au monde les crimes de guerre des États-Unis et de leurs alliés, notamment le Royaume-Uni. Ces révélations déclenchent la « fureur du Pentagone ».

Entre 2010 et 2012, Assange est en liberté surveillée au Royaume-Uni en raison d’un mandat d’arrêt de la justice suédoise, à la suite d’une accusation de « délit sexuel » en Suède en 2010. En mai 2012, la Cour suprême du Royaume-Uni rejette son ultime demande à ne pas être extradé vers la Suède.

Le 19 juin 2012, Julian Assange se réfugie à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il vivra pendant 7 ans dans un espace confiné — il obtient l’asile politique le 16 août 2012, puis est naturalisé le 12 décembre 2017 — dans la crainte des persécutions américaines, et d’une extradition vers le camp de Guantánamo. De nombreux observateurs estiment qu’Assange est victime de détention arbitraire ; il ne peut pas sortir de l’ambassade sans risquer l’extradition vers les États-Unis. Il est alors surveillé en permanence par Scotland Yard et espionné par la Central Intelligence Agency.

En 2016, lors de la campagne pour l’élection présidentielle américaine, Julian Assange toujours enfermé dans l’ambassade, y participe en publiant ses opinions sur les réseaux sociaux. Wikileaks publie alors des leaks des emails du parti démocrate, mettant dans l’embarras sa candidate, Hillary Clinton. Julian Assange, qui a une critique très dure sur la candidate, est alors accusé d’utiliser les leaks pour influencer et manipuler l’opinion afin de participer à faire élire son opposant Donald Trump, sous l’influence de la Russie. En 2017, WikiLeaks publie les MacronLeaks pendant l’élection présidentielle française, deux jours avant le vote du second tour, et Julian Assange est de nouveau accusé d’utiliser des informations piratées afin de manipuler les élections, sous influence russe, pour cette fois-ci nuire à Emmanuel Macron.

Le 11 avril 2019, le président équatorien Lenín Moreno, le déchoit de la nationalité équatorienne — obtenue l’année précédente sous la présidence de Rafael Correa — et met fin à son droit d’asile. Le jour même, Assange est arrêté dans l’enceinte de l’ambassade par la police britannique. Les États-Unis demandent immédiatement son extradition. Le 1er mai 2019, il est condamné par la justice britannique à 50 semaines de prison pour violation des conditions de sa liberté provisoire en 2012. L’affaire en justice suédoise se révélera être instrumentalisée par le Royaume-Uni, pour maintenir Assange sous mandat d’arrêt, et justifier son arrestation. La justice suédoise clôt définitivement cette affaire faute de preuves le 19 novembre 2019, quelques mois après l’arrestation de Julian Assange par les Britanniques, et 9 années après les faits reprochés.

Julian Assange est incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh depuis le 11 avril 2019, jour de son arrestation à l’ambassade d’Équateur. En mai 2020, il est toujours dans l’attente de la décision de la justice britannique, qui décidera de son extradition aux États-Unis, où il encourt jusqu’à 175 ans de prison pour « espionnage ».

WikiLeaks est une organisation non gouvernementale fondée par Julian Assange en 2006, dont l’objectif est de publier des documents, pour partie confidentiels, ainsi que des analyses politiques et sociales à l’échelle mondiale. Elle n’a aucune affiliation avec Wikimédia. Sa raison d’être est de donner une audience aux lanceurs d’alertes et aux fuites d’information, tout en protégeant ses sources. Plusieurs millions de documents relatifs à des scandales de corruption, d’espionnage et de violations de droits de l’homme concernant des dizaines de pays à travers le monde ont été publiés sur le site internet depuis sa création.

https://wikileaks.org/

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